25.05.2007

Le positionnement de l'UDF au centre des palabres:

L'opportunisme de Bayrou hérité de Giscard devant un nouvel électorat.

Pourquoi le parti de François Bayrou, transformé en Mouvement Démocrate se réclamant ouvertement, opiniâtrement du centre, mais dont la plupart des parlementaires ont naturellement rejoint les rangs de l'UMP au sein d'une majorité de droite qui comptait encore hier le président de l'UDF au nombre de ses bras, se place-t-il aujourd'hui entre droite et gauche?

Fondé en 1978 par les partis du centre et de la droite non-gaulliste pour soutenir Valéry Giscard d'Estaing aux élections législatives, l'UDF est longtemps apparu comme le soutien naturel du RPR, représentant quant à lui la droite parlementaire, les anciens gaullistes, chantres de l'association du travail et du capital, d'une troisième voie, depuis convertis au libéralisme économique de l'UMP.

Mais pourquoi Giscard, supposé homme de droite, a-t-il braqué sa carrière politique au centre?

Ce mouvement conclue une analyse marxiste de la détermination politique des hommes, qui est l'application de la lutte des classes au scrutin universel, superposant l'opposition entre deux classes sociales antagonistes et irréductibles, selon les songent-creux marxistes, à la représentation parlementaire entre droite et gauche.
Les marxistes estiment que le vote des individus résulte uniquement des rapports de production, que les options idéologiques des uns et des autres en tirent exclusivement leur origine. 
En effet, les assembleurs de nuées marxistes considérant que la classe des exploités est largement majoritaire parmi la société, et que ceux-ci votent somnanbuliquement pour les partis qui défendent leurs intérêts de classe, la gauche étant censée les défendre, elle serait dans l'avenir fatalement appellée a prendre le pouvoir par les urnes, son électorat potentiel et naturel étant le plus important; celui de l'indénombrable multitude opprimée.

Sondant l'évolution sociologique de la population et l'émergence d'une classe moyenne, sinon au centre des rapports productifs, du moins sociologiquement centrale, salariée mais non ouvrière, née de l'explosion des emplois dans le tertiaire foisonnant, Giscard a appliqué cette théorie à son analyse:
envisageant le vote des français selon leurs intérêts de classe, la majorité des électeurs serait dorénavant prédisposée à voter non pas pour la gauche, interprète putative des souffrances ouvrières, ni pour la droite, fondée de pouvoir de la haute bourgeoisie, mais plébisciterait le centre, la classe moyenne largement employée dans le tertiaire se situant socialement entre ces deux irréductibles catégories.

C'est de cette vision immatriculant idéologiquement les électeurs selon leur appartenance sociale, bien commode mais partiellement fausse, le FN étant le premier parti ouvrier de France là où le Parti Communiste s'est effondré, que découle le mouvement de François Bayrou; l'émergence d'une troisième classe socio-professionnelle, la classe moyenne, révélatrice d'une société tripartite, ayant laissé entendre à l'UDF que la vie politique, en corrélation avec la situation sociale des électeurs, allait elle aussi devenir tripartite, d'où la très séditieuse course au centre, cette nouvelle Commune pour petits-bourgeois politiquement tièdes et pondérés.

R.R.

18.05.2007

Tartuffe ou le grand sachem des médias de masse.

La collusion de Nicolas Sarkozy et des médias tout-puissants.

Voici les proches du nouveau Président de la République:


-Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, propriétaire de TF1 et LCI, est le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy ainsi que le parrain de son fils.
Le groupe Bouygues détient aussi 34,3% de Metro France, le groupe de presse qui publie "Metro", le quotidien gratuit diffusé chaque jour à 700 000 exemplaires sur les trois plus grandes villes de France, et justement lié par un partenariat au groupe TF1.

-Serge Dassault, ancien conseiller général du canton de Corbeil-Essonnes-Est, aujourd'hui sénateur UMP de l'Essonne. Membre de l'UMP. (Son fils Olivier est lui aussi député UMP...)
Il est le dirigeant du Groupe Dassault, contrôlant à 100% la Socpresse, qui publie pas moins de 70 titres, dont il est lui-même le président.  Parmi ces journaux, citons quelques uns des plus influents en France: le Figaro et l'Express.

Dassault possède également 20% du capital de Lagardere Active, propriétaire de Europe 1, la branche audiovisuelle du groupe industriel Lagardere, qui via sa possession, Hachette Filipacchi Médias, est le premier éditeur de presse magazine au monde avec plus de 200 titres, spécialisé dans l'armement idéologique des médias!  

Le PDG du groupe Lagardere, Arnaud Lagardère, est l'ami de longue date de Nicolas Sarkozy, qu'il désignait comme son "frère" lors d'un séminaire du trust en 2005!
Il est même impudemment intervenu lors d'un meeting du candidat de l'UMP pour lui apporter son soutien.
Se souvient-on du limogeage d'Alain Genestar au mois de juin 2006, l'ancien patron de la rédaction de Paris Match, après qu'il ai publié une photo de la femme du ministre de l'intérieur avec son amant, illustrant les déboires conjugaux du couple Sarkozy?
Sur pression directe de Nicolas Sarkozy, le directeur de la rédaction fut renvoyé par le propriétaire de l'hebdomadaire... Arnaud Lagardère.
Et en décembre, Paris Match, maintenant en de mains autrement dignes et avisées, consacrait 8 pages à Sarkozy, sous le titre "Un destin en marche"...


Lundi 7 mai, au lendemain de l'élection du nouveau Président, le jet privé du Groupe Bolloré, grâcieusement pourvu par Vincent Bolloré, a conduit Nicolas Sarkozy avec sa femme Cécilia, son fils de 10 ans, ainsi que quelques invités, en direction de l'île de Malte où il devait passer deux jours sur le yacht du milliardaire, le Paloma.

Ami de vingt ans du nouveau Président, Vincent Bolloré est un nabab. Classé 451ème homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes, sa fortune est estimée à 1,7 milliard de dollars US. Il dirige le groupe d'investissements familial Bolloré. Sa femme est la sœur de l'ex-épouse de Gérard Longuet, sénateur UMP.
Il a nommé Michel Roussin, ancien ministre RPR, plusieurs fois mis en examen dans les affaires de financement occulte du RPR, comme responsable "Afrique" du Groupe Bolloré, que les manoeuvres coulissières hissent en position de quasi-monopole sur le continent noir dans l'industrie ou les transports, prérogative impensable en Occident où nul gouvernement ne concéderait une pareille hypothèque.
Pis encore, depuis 1997, Bolloré a profité de l'isolement du Congo-Brazzaville, entré en guerre civile, pour précipiter sa confiscation de l'économie congolaise et y enraciner ses rentes, par la collaboration intégrale avec le régime génocidaire du général Sassou, le roitelet de Poto-Poto étant en négoce à haut-niveau avec le groupe du milliardaire sarkozyste.

 En 2005, moins d'un an après son entrée dans le capital du groupe publicitaire Havas, il remplace le PDG, démissionnaire. Havas est actuellement le deuxième groupe publicitaire de France, et le sixième mondialement. Vincent Bolloré est aujourd'hui Président du conseil d'administration. Entré en 2004 dans le capital du groupe, en 2007 il en détient 31%.

Ces dernières années, Vincent Bolloré s'est également fait connaître dans le monde des médias en lançant en 2005 la chaîne de télévision Direct 8, suivi par le lancement le 6 juin 2006 du journal gratuit Direct Soir ( diffusé à 500 000 exemplaires), puis Matin Plus (350 000 exemplaires). Fin 2005, il prend également une participation de 25 % dans le capital d'Aegis, société britannique spécialisée dans l'achat d'espaces publicitaires.
Le groupe Bolloré détient 44% du capital de l'institut de sondage dit indépendant, le CSA, l'un des inflexibles pivots de la République des sondages, ainsi par ricochet tributaire de Sarkozy.

Vincent Bolloré a racheté, "au quinzième de sa valeur", la Société française de production (SFP), "ex-entreprise publique et actuel fleuron de son empire médiatique". Le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal a été enregistré dans un studio de la SFP.

Quels sont les liens de Bolloré avec l'Etat, via la SFP?

La filiale logistique du groupe, SDV, a obtenu en 2006 l'attribution du marché du "traitement de la valise diplomatique fret". La valeur de ce contrat est comprise entre 1,4 million et 5,6 millions d'euros. SDV s'est également vu attribuer en 2005 un marché de "transport de fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la défense" de 36 millions d'euros.

Contrairement à ce qu'a affirmé Nicolas Sarkozy, Vincent Bolloré a donc bien des relations commerciales avec l'Etat, et il bénéficie même de commandes publiques obligatoires qui font passer la SFP avant le personnel de France 3, pourtant salarié de l'Etat!


Enseignement:

les plus grands groupes médiatiques en France, Lagardère, Bouygues, Bolloré et Dassault appartiennent à des proches de Sarkozy.                                                                                                                                                  Cette véritable alliance entre les leaders de la presse et l'un des candidats à l'élection présidentielle laisse augurer de la liberté d'expression et de la marge de manoeuvre des médias pour les cinq ans à venir, Sarkozy dorénavant élu...
La propriété des trois quotidiens gratuits distribués à plus d'un million et demi d'exemplaires dans le métro des grandes agglomérations françaises est l'apanage des coalisés de Sarkozy, s'étant ainsi arrogé un précieux monopole.

Ne parlons pas même des manoeuvres du CSA*, jamais si pointilleux lorsqu'il s'agit de faire respecter le temps de parole auquel ont droit les autres candidats, qui a rendu effectivement quasi-impossible la tenue du débat entre Royal et Bayrou...  Depuis le 25 janvier, le président du CSA n'est autre que Michel Boyon, l'ancien directeur de cabinet de J.P. Raffarin, nommé à la charge de surveiller la pluralité des médias en pleine campagne alors qu'il est désigné par l'UMP!

Le Syndicat national des journalistes s'en est indigné, de même que pour le débat entre Royal et Bayrou prohibé sur les grandes chaînes, ces deux affaires témoignant âcrement du problème de la neutralité dans l'audiovisuel que le CSA peine ou se refuse à soudre, ce qui jete un énorme discrédit sur la profession des journalistes, et du scandale de la concentration des médias entre les mains de quelques industriels, dont les amitiés politiques ne font plus à personne de secret, les magnats de la presse étant inféodés, au sens réel du terme, c'est à dire un échange de service contre une protection, à un clan au pouvoir, et vice versa.
Quels services, quelle protection?
Arnaud Lagardère doit à Nicolas Sarkozy la résolution du problème lié à l'héritage de son père, qui l'opposait à sa belle-mère Betty dans un incroyable bras-de-fer juridique... Par surcroît, il en est ainsi pour Serge Dassault, tributaire d'une dette semblable auprès de l'ex-ministre de l'intérieur, qui lorsqu'il était avocat, lui a assuré la succession de son père, Marcel.
Il y a quelques jours, Le Journal du Dimanche, propriété du groupe Lagardère, renonçait à publier un article relatant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé la journée du second tour des élections présidentielles, le 6 mai, révélant que la femme du candidat n'avait pas pris la peine d'aller voter pour son époux!

Sarkozy, Pentagruel des médias et son invincible armada de pissent-copie.


Jamais en France le Président de la République n'avait été si notoirement lié à la grande finance, aux chefs de l'industrie, en l'occurence médiatique. Une multitude de médias souverains se retrouvent soustraits entre les mains d'un seul homme, au sommet de l'Etat, cristallisant le butin de cette indéniable ploutocratie.
Protagonistes de la mondialisation ultra-libérale, voilà le nouveau P.D.G. de l'Etat et ses opulents comparses, bailleurs vagabonds des métiers de notre Intelligence, qui entament la carmagnole de la "rupture", couplée à la dérobée de la censure... les français auront-ils la clarté d'esprit de les envoyer valser?

*Le Conseil supérieur de l'audiovisuel, étranger à l'institut de sondage malgré le sigle identique.

R.R.

15.05.2007

Qu'est-ce que le Nationalisme?

-Le Nationalisme c'est la primauté de la Nation, donc du Peuple au service duquel entièrement l'Etat doit être dévoué.
L'Etat vient servir une société dont l'existence lui est incomparablement antérieure.
C'est la société qui crée l'Etat pour la direction des affaires publiques et non l'inverse, du fait de l'antériorité de la communauté sur son gouvernement.
Car avant d'être un symbole, la Nation n'est pas un choix ni une idée, c'est un fait, une irréfragable évidence. Une communauté dont l'unité et l'originalité culturelle règle l'harmonie, logique car naturelle, organique et enracinée.
Un héritage culturel, traditionnel et séculaire, que l'on discerne dans le sang ou dans l'âme, un creuset également.
Une matrice dans laquellle on peut se fondre, pour peu que sa foi en la Nation ai l'écho d'une véritable conversion. 
Le sens de l'intérêt public guide avant tout élan partisan la conduite politique véritable du Nationalisme.
Car le Nationalisme c'est la prévalence de l'intérêt domestique du peuple; les intérêts économiques, sociaux, culturels et moraux de la majorité des citoyens sur les desideratas et privilèges communautaires.
En substance, aux doléances des hérauts xénophiles des communautés qui défont l'unité et la fraternité d'un pays, les Nationalistes opposent la communion du plus grand nombre autour des valeurs qui font la Nation. Sans haine ni diktat, mais avec la force d'une authentique foi civique et la vertu impérieuse du Devoir.

 

R.R.